“Une bande-son pour vos pensées”, seulement sur Apple Music
« Tout au long de ma carrière, on m’a toujours dit que ma musique avait quelque chose de méditatif », confie Robert Glasper à Apple Music. « Les gens me racontent qu’ils étudient, qu’ils prient, qu’ils font du yoga ou qu’ils trouvent le calme grâce à ma musique. Le public attend un projet de ce genre depuis longtemps, je pense. » Le pianiste et compositeur, lauréat d’un Grammy® Award, parle ici de l’orientation de son dernier album Let Go, un projet qu’il a créé en partenariat avec Apple Music et qui vise explicitement à réconforter les auditeurs et auditrices sur le plan mental. « Je ne l’appellerais pas le “projet de méditation” ou quelque chose comme ça », explique Glasper. « Mais c’est un morceau qui peut vous aider à vous recentrer. C’est juste une musique qui apaise le monde et vous permet de voir ce qu’il y a à l’intérieur de vous-même ».
Si Let Go est le premier projet de Glasper à prendre une orientation ouvertement méditative, ce n’est pas la première fois que l’homme aborde la création d’un point de vue altruiste. Glasper explique que son dernier véritable projet en date, Black Radio III, sorti en 2022, a été conçu dans le but de faire entendre certaines de ses voix préférées. Cette démarche a donné lieu à des collaborations avec Q-Tip, Meshell Ndegeocello, Gregory Porter, Killer Mike ou encore Esperanza Spalding, des artistes qui évoluent entre le jazz, le hip-hop et le R&B, un spectre que Glasper arpente avec la plus grande aisance. « Je n’allais pas refaire Black Radio III », détaille l’artiste à propos de cette série bien-aimée, qui a donné lieu à des jam-sessions légendaires pendant la semaine des Grammy® Awards. « Je n’avais pas l’impression que c’était indispensable, et surtout, je ne veux pas tomber dans des boucles. Mais quand le COVID est arrivé, j’ai presque eu l’impression d’être un musicien de première nécessité. J’ai senti que je pouvais vraiment aider les gens avec ce disque, et que ça pouvait m’aider en chemin. J’avais trouvé un projet autour duquel m’investir et mobiliser d’autres artistes. »
Deux ans après le début de ce projet, ce dont le monde a besoin, selon Glasper, c’est de paix, d’un moment d’apaisement. Une mission qui nécessite un soutien instrumental spécifique. En l’occurrence, il s’agit des collaborateurs fidèles de Glasper, le batteur Kendrick Scott, le bassiste Burniss Travis et le guitariste Chris Sholar, dont Glasper savait qu’ils suivraient l’énergie très particulière de l’album. « Les musiciens sont très, très importants parce qu’ils doivent être sur la même fréquence et graviter autour du même centre », explique-t-il. « Le batteur est un signe d’eau. Tout ce qu’il joue est aquatique. Il se sent comme de l’eau. C’est vraiment ce que j’imaginais pour cet album. Je voulais qu’il soit liquide. »
Pour rester dans le domaine aquatique, la chanteuse et bassiste Meshell Ndegeocello vient poser sa voix sur « Breathing Underwater », l’un des rares moments vocaux de l’album. Autrement, il suffit d’écouter directement Glasper expliquer pourquoi il avait besoin de livrer Let Go à ce moment précis. « Chaque année, je fais un album, et chaque fois je suis encore plus moi-même », déclare Glasper. « Je grandis, j’ai vécu plus de choses, je raconte réellement mon histoire. Trouver sa propre sonorité passe par composer de la musique — et tout ce que l’on écrit sera unique au monde. »