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SONS

SONS

Date de sortie : 2025-06-27
℗ 2025 Sons Of The East
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℗ 2025 Sons Of The East

Le trio australien exploite son énergie dans son deuxième album studio

Un commentaire récurrent des fans a façonné le deuxième album de Sons Of The East : « J’adore votre musique enregistrée, mais vous voir en concert est une expérience complètement différente », raconte Nic Johnston, claviériste et chanteur du groupe australien, à Apple Music. « Nous voulions donc rapprocher l’album de ce que pourrait être l’expérience de venir nous voir en concert. » Ainsi, le trio indie-folk de Sydney a enregistré une grande partie de l’album ensemble, dans la même pièce, plutôt que de faire chaque partie séparément. Selon Johnston, il y a « un peu plus de chaos, un peu plus de vie. Dans un sens très large, c’est l’un des grands objectifs que nous voulions apporter à ce disque. »

Tout aussi marquant est le fait que beaucoup d’idées ont été conçues en tournée. Certaines sont nées en se baladant dans des salles vides avant l’ouverture des portes, guitare à la main (« Hard to Tell ») ; d’autres en improvisant sur leurs instruments en route vers le concert suivant. « C’est probablement pour ça que tant de chansons sonnent si bien quand on conduit en voiture, car beaucoup ont vu le jour dans ces circonstances, » explique le guitariste et joueur de banjo Dan Wallage.

L’album qui en résulte oscille entre indie-folk anthemic (« Rescue Me ») et indie-rock (« Recognise »), folk pastoral (« 10 Days ») et grooves West Coast des années 70 (« Pour the Wine »), le tout uni par les harmonies vocales riches du trio, inspirées par CSNY. Ici, Johnston et Wallage nous guident titre par titre à travers SONS sur Apple Music.

« It’s Alright »
Dan Wallage : « La base de cette chanson est née d’un jam en studio. C’était l’une de ces chansons qui nous a tous fait sourire. »
Nic Johnston : « Au niveau des paroles, ça reflète ce sentiment de détente, cette ambiance cool, et le fait qu’on s’amuse. On voulait juste que ce soit léger et agréable, commencer l’album sur une note pas trop lourde. »

« Sweet Thing »
NJ : « C’est définitivement une chanson de chagrin d’amour. Je me souviens être assis dans le studio en train de jouer ces accords et Jack [Rollins, guitare/chant] a très vite trouvé cette mélodie par-dessus, de façon très fluide. Ensuite, on a travaillé sur l’instrumentation, en essayant d’associer la guitare acoustique arpégée de Dan avec l’orgue. »

« Rescue Me »
NJ : « Les paroles sont assez émouvantes, tristes, et font allusion à un chagrin d’amour imminent. Mais elles restent aussi pleines d’espoir. C’est venu de ce jam que nous avons fait il y a longtemps et je n’arrêtais pas d’y revenir, genre, “Il y a un truc avec ce son”. L’enregistrement original était un vrai chaos — nous donnions le maximum de tous nos instruments, en chantant des paroles différentes. Il nous a fallu un certain temps pour cerner le thème de la chanson et savoir ce que tout cela signifiait. »

« Pour The Wine »
DW : « Il y avait les claviers, le banjo, la guitare, nous assis dans des fauteuils confortables, très détendus, avec plein de micros autour de nous, et on a simplement improvisé toute la chanson. Pas question d’être parfaitement calés ou de jouer au métronome, on voulait juste créer une ambiance avec ces trois instruments. J’ai toujours voulu avoir un morceau où on passe le chant principal de Jack à Nic, ou de Nic à Jack. Ça commence avec Nic au chant principal, puis ça passe à Jack, et au refrain, on ne sait plus qui fait quoi. J’adore le chaos qu’il y a là-dedans. »

« Recognise »
NJ : « C’est un peu un morceau marquant pour nous, car il montre que le groupe prend une direction un peu nouvelle. Cette chanson me fait penser à la tournée en Amérique, ou plus généralement à la vie en tournée. Elle a ce côté voyage. »
DW : « On ne s’est jamais dit : “On doit être un groupe folk, ou un groupe blues country.” On aime tous différents styles de musique, alors on s’est dit : “Essayons de créer quelque chose qui ressemble à Sons Of The East, mais avec des éléments de plusieurs genres.” Il y a la batterie entraînante, le banjo et les synthés ensemble, ce qui donne une saveur unique. »

« 10 Days »
NJ : « C’est clairement la chanson la plus dure de l’album. Pendant un moment, elle était assez difficile à écouter. Au niveau des paroles, c’est un énorme point d’interrogation sur la direction que prend une relation ; ce sentiment que quelque chose s’échappe sans vraiment comprendre comment ni savoir où ça va. C’est une chanson très vulnérable et qui me tient profondément à cœur. »

« Time Will Tell »
DW : « Ce titre ressemble un peu à “Rescue Me”. On a voulu raconter des récits similaires d’espoir et de résilience, d’acceptation des coups durs et de dépassement de soi. On voulait revenir à nos débuts avec Sons Of The East, quand l’un de nous jouait de la guitare acoustique, puis peut-être un peu de piano et de chant, et finir sur quelque chose de très entraînant. L’idée, c’est que les gens chantent le refrain même s’il est sombre. »

« Wish I Knew »
NJ : « C’est une autre chanson dans laquelle on voulait recréer un peu plus l’expérience live. On voulait juste que ce soit un grand moment à chanter tous ensemble. Au niveau des paroles, ça exprime un sentiment assez universel : parfois, on n’a tout simplement aucune idée d’où l’on va. Cette idée que, d’une manière ou d’une autre, on improvise toutes et tous un peu au fil du chemin. Et c’est OK. »

« Get Even »
NJ : « Je me souviens quand on était en tournée l’année dernière, on traversait cette toute petite ville du Nevada. On s’est arrêtés dans une petite station-service qui vendait des chapeaux de cow-boy pas chers. Il y avait quelque chose dans cette combinaison — ce sentiment d’étrangeté, d’être si loin de chez nous, entourés d’énormes camions américains, de routiers, de ces immenses relais routiers — et puis, en même temps, lancer un FaceTime pour appeler nos proches restés à la maison. C’est là que l’ambiance de cette chanson a commencé à prendre forme. »

« Oh My My »
DW : « Une fois de plus, les thèmes récurrents de la persévérance, de la force et de la liberté se retrouvent dans “Oh My My”. L’un de mes passages préférés, c’est : “Taking on water but I’m bailing it out and it’s my life.” [“Je prends l’eau, mais je l’évacue, et c’est ma vie.”) Cette idée que des choses difficiles vont forcément arriver, qu’on traverse toutes et tous des hauts et des bas, mais que parfois, il faut simplement tenir bon jusqu’à ce que ça passe. »

« Head Above The Water »
NJ : « Cette chanson a été écrite pour un ami qui traversait une période difficile. C’est un message du genre : “Je suis là pour toi.” Souvent, ce type de chansons s’écrit dans un contexte de relation amoureuse, et c’était vraiment agréable d’écrire quelque chose qui s’adresse juste à un ami. L’amour entre amis n’est pas souvent mis en avant, alors que c’est une part tellement importante de nos vies, ce réseau de soutien qui nous entoure. »

« Hard To Tell »
NJ : « Ce premier riff est né à Atlanta, dans une salle de concert. Souvent, on prend une guitare et on se promène dans une salle vide en grattant des idées, et il y a quelque chose dans ce cadre qui invite vraiment l’esprit à vagabonder et à créer de nouvelles idées. Pour moi, cette chanson est empreinte de nostalgie de notre toute première tournée aux États-Unis. Et je pense que ça se ressent dans l’ambiance même du morceau. »

© Apple Music