J’ai beaucoup de sympathie pour le personnage Lomepal: un mec sympa et mélancolique, mais qui, dans la tendance du moment, se la joue un peu trop rapeur maudit. J’aime aussi ses références musicales, comme Julian Casablancas qu’il n’hésite pas à citer régulièrement. Cependant lorsqu’on écoute l’album, on est vachement déçu: les textes ne sont quand même pas très poussés, la voix est très vite limitée, les rimes souvent faibles. Les intrus sont en revanche très intéressantes. Ces constats me donnent le sentiment qu’Antoine, en tant qu’artiste polyvalent, ce qui est indéniable, reste dans la facilité d’une musique aujourd’hui qui plait à un public plutôt aisé, plutôt féminin et plutôt très jeune. Et en fonction de cela, il fait ses sons avec un peu de romantisme, un peu de vulgarité mais pas trop pour ne pas brusquer les parents, et en fin de compte, avec pas mal de banalité. Bref, jouer la carte du rappeur à fêlures, fait vendre des hoodies, mais pour combien de temps ?