2010-11-09
Énorme classique des années 80 à ne pas rater !
"Red Sails In The Sunset" reste à mon avis le meilleur du groupe, un album de chevet, le plus inspiré depuis "Place Without A Postcard". Dans ce "Red Sails", le son est plus produit mais moins que "Diesel And Dust" et suivants, donc parvenant à un parfait compromis permet au groupe, armé de ses obsessions anti-nucléaires de se surpasser en explorant de toutes nouvelles voies sans pour autant tout reposer sur la technologie. Écouter par exemple le surprenant instrumental Bakerman tout en cuivres écrit par le... batteur. Le reste du temps, les guitares filent comme des jets dans l'azur, les claviers font miroiter de funestes possibles et les mélodies, plus que jamais, confirment de manière éclatante le talent d'écriture du groupe.
1984 ne fut pas seulement l'année Orwell, ni celle de l'enregistrement de cet album mais aussi celle de la candidature de Peter Garrett au poste de sénateur. De basses manœuvres de ses concurrents (à qui il donnait des sueurs froides lors de mémorables débats télévisés) firent échouer ce projet mais il finit, en tant que président du parti des Verts (les Greenies) dans une commission parlementaire chargée des questions d'environnement aux côtés d'un ancien Premier Ministre.
Dans ces conditions, aidées il est vrai par son doctorat en sciences politiques, on ne peut que saluer les textes que Garrett et les autres Oils signent. Ils se montrent souvent plus nuancés ("Helps Me, Helps You") que de simples hymnes incendiaires. Midnight Oil avait l'action, littéralement, et la manière, et le son.