A Mme Lydia R. Et à l'auteur (robot)
Réponse à Mme Regord Lydia
Vous êtes d'un drôle à vouloir me corriger surtout lorsqu'il n'y a pas de fautes... Non madame,dans la phrase " le héros les ingurgite" le sujet étant "le héros" il n'y a pas -ent à la fin du verbe. Désolé. Niveau CM2.
Et relisez-vous d'abord. Et utilisez les points et non les virgules. Je n'aurai pas la méchanceté de relever vos autres fautes car je fais la différence entre un lecteur et un auteur. Celui-ci n'a droit à aucune faute, car celle-ci se multiplie par le nombre de ses lecteurs.
J'ai relu mon texte avant de le publier, habitude d'enseignant,et ma seule abréviation a été pour TLF qui est le "Trésor de la Langue Française", dictionnaire universitaire monumental encore inachevé. Mauvaise habitude je le reconnais.
Mais ne parlez pas de suffisance quand je parle de langue et de culture. Et de respect des lecteurs. Etrange comme de nos jours on prend un grand plaisir à évoquer la "suffisance" pour la culture.
La culture n'est pas donnée, elle exige des milliers d'heures de travail. C'est le mien donc oui à la suffisance et non à l' insuffisance !
Si la gratuité doit induire la médiocrite, qu'on la supprime.
Et utilisez puisqu'ils existent, messieurs les "écrits-vains" [mot valise] les dictionnaires électroniques quand vous ne connaissez pas la langue.
Pierre Foratier
Maître ès Lettres
Professeur de Lettres et Latin
Bibliothécaire-Documentaliste
Ancien membre du Conseil des Bibliothèques de l'Université
(quelle suffisance, fi ! )
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Deuxième Envoi
... c'est sans doute un robot-programme écrivain. Je lui ai tout de même écrit cela ...
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Premier envoi
Certes la gratuité de votre nouvelle est tout à votre honneur. C'est, quant à moi,son bien seul mérite. Je suis sévère sans doute,mais c'est que lorsque l'on publie, on ne peut s'autoriser nulle faiblesse et nulle facilité. Et que l'on s'expose bien évidemment à la critique. Toujours sévère lorsqu'elle n'est pas complaisante.
Si je suis aussi critique,c'est que je suis scandalisé de la façon dont vous maltraitez la langue.J'ai relevé pas moins de soixante-treize fautes pour ces trente deux pages. Je parle ici de fautes d'orthographe,de conjugaison,d'accord et de syntaxe. J'ai tout relevé et annoté, mais à quoi bon ?
Enfin sachez qu'à un quelconque devoir de lycée ou d'université, ceci vous "recalerait" irrémédiablement. Vexant, non ?
Je suis de cette sorte de lecteurs qui ne peut supporter ces offenses visuelles, ces offenses linguistiques que sont les fautes chez un écrivain publié. Il existe un devoir de relecture et de correction, par respect pour le lecteur.
Celles-ci sont d'autant moins pardonnables à l'heure des correcteurs orthographiques, et des dictionnaires en ligne. Nous avons à présent le Littré dans nos machines et le TLF au bout des doigts.
Quoiqu'il en soit je ne pense pas que l'on puisse séparer la forme du fond,et toujours ces déséquilibres de langue sont les signes de faiblesse de style et d'écriture.
On ne publie pas un brouillon (qui peut comporter fautes ratures et maladresses)
Sur le fond, il est bien entendu plus intéressant de parler.
Que dire d'une histoire où tout est tellement "convenu". Les héros, tous riches,beaux,intelligents... Les uns artistes les autres milliardaires ?
Tout cela se trouve déjà dans les romans picaresques et d'aventures depuis le seizième siècle. Tous les ingrédients y sont, tels qu'énoncés dans les manuels de littérature (Coulet,par exemple) : fortune, messages mystérieux et inattendus ( quelle probabilité pour que Minos feuillette précisément CE magazine dans une salle d'attente de Roissy - elles sont immenses- par exemple ? Or toute l'intrigue repose sur ce fait. ) voyages (avions de luxe,yacht,trains),pays exotiques (Hong Kong, sierra californienne),événements magiques (le spectacle), usage des poisons (les nanos-implants,etc.
Enfin j'arrête là ma liste car il suffit de prendre un cours sur "le roman d'aventures" pour recompiler la plupart des événements que vous racontez. C'est ennuyeux et tellement prévisible. On trouvait tout cela dans "Les Illustres Françaises" au XVIIème.
Le style où s'entrechoquent des adjectifs redondants, des phrases alambiquées à souhait pour "faire du style" et qui ne sont que maladroites, tout cela agace. D'autant que la syntaxe est fréquemment fautive: phrases averbales, conjugaison faisant fi de la cohérence , ...
L'appel à une pseudo-technologie futuriste est plus pénible, car pourquoi tout ce verbiage sur les nanos-implants qui ne sont pas des "implants" puisque le héros les ingurgite dans un repas ? Pourquoi faire "voler" notre danseuse alors qu'une vraie danseuse n'a guère besoin de ce galimatias futuristico-délirant pour réellement nous donner l'illusion qu'elle s'est affranchie de notre Terre ?
Il est vrai que c'est dans ce cas plus difficile à décrire. Plus facile de partir dans une pseudo science-fiction déjà vieillie. Et votre futurisme est depuis longtemps dépassé.
Le dénouement est prévisible dès la présentation d' Hector. Pourquoi ne pas le laisser apparaître que dans sa rencontre avec Eva ? Et laisser ainsi planer le doute. Aucune surprise.
Je ne sais si vous aurez lu jusqu'ici cet avis. Je l'espère.
Puisse-t-il vous donner l'envie d'écrire davantage mais avec plus de travail, d'imagination et de courage. Et en évitant la facilité, le poison de l'écrivain.
Regardez autour de vous. Le journal est empli d'histoires tellement plus folles et riches que ce pâle essai qu'est ce "Call me", qui ne demandent qu'à être racontées avec plus de style que celui des journaux,développées,arrangées.
J'espère que ce message vous aura apporté quelque chose. De plus.
Et, de grâce, relisez-vous, car cela déjà pour moi, et pour d'autres, condamne le livre...