Une coquille vide.
"Paris-Manhattan" partait avec un bon quotient de sympathie : 2 belles villes, une romance, le tout agrémentée de belles et riches références tout en s'appuyant sur des dialogues ou citations de films du réal' New Yorkais. L'a priori était bon, le reste ne l'est pas.
Dans une famille juive, bien rangé, où tout se base sur l'expression matériel de la réussite, Alice est la fille "différente", "décalée" du reste de la famille: elle est fan de Woody Allen (houlala, trop zarbi la fille !!!), et sa famille veut lui trouver un mari. Bien sur, on peut toujours compter sur les charmes du quinqua : Patriiiiiiiiiiiiiiiiick !
L'histoire tourne en rond, il ne se passe pas grand chose et manque d'un fil conducteur ou de percussions pour le rendre vraiment interessant.
Mais le plus dur ce sont toutes ces répliques fades, les conversations pseudo-intello... La multitudes de dialogues pompeux sonnant faux en permanence. On n'y croit pas une seul seconde, les acteurs non plus d'ailleurs. (ex : "l'amour c'est comme la vie, c'est pas fait pour durer", merci Patriiiiiiiiiick !!!) Et malgré toute cette salive gaspillée on ne croit même pas au fameux et attendu bisous final !
Seul belle surprise du film qui nous redonnera le sourire, Mr Allen nous gratifie de sa présence pour les dernières minutes .
Prétendre rendre hommage à Woody Allen, sans en avoir les moyens, c'est moche. Mais exploiter son image pour mieux vendre, c'est encore plus moche.
1 étoile pour l'apparition de Woody Allen, et pour la scène de la double effractions (dommage qu'elle soit mal exploité).
Le film ne dure qu'une heure 17, c'est peu, mais pour une fois tant mieux ! Sans doute le Maximum de Sophie !
3anthonybargain · 02 août 2012 · Modifier ma critique